Publié dans Tribulations

Ad nauseam

« Autant en emporte le temps »

J’ai fait une rechute. Je croyais m’en être débarrassé. Ça ne m’était plus arrivé depuis des années mais elle est revenue comme ça, sans crier gare. Comme un éclair qui te tombe dessus alors que le ciel était bleu l’instant d’avant.

Chaque fois que ça m’arrive, je ne suis plus le même. Enfin, si, je suis le même mais c’est comme… C’est comme un spectre qui est là, autour de moi, et qui se manifeste à la moindre occasion. En l’occurrence, ce jeudi ça a été une musique dont je me serais bien passé. A titre de comparaison, je préfère mille fois écouter Mr. Trololo en boucle qu’une seule fois de plus cette musique. Et j’ai beau essayer, elle me reste en tête en permanence. J’en suis à la limite de m’abrutir de musique ou de vouloir me cogner la tête contre un mur juste pour ne plus y penser.

J’ai beau le faire, ça revient toujours à chaque fois que la musique s’arrête. Du coup, tout ce dont j’ai envie c’est de dormir d’un sommeil sans rêves pour ne plus y penser; De déménager, aller habiter ailleurs, quitter ce foutu pays (aller en Espagne, tiens) pour être suffisamment loin des gens de ma famille pour ne plus les voir eux et et n’importe quoi que ce soit qui m’y refasse penser. Le hic, c’est que je n’ai ni l’argent, ni les attaches. Mais tant pis…

Pour faire passer ça, je fais ce que je sais faire de mieux: écrire. Même si je dois avouer que, sur le coup, je ne suis plus capable de rien. Mais j’essaye quand même. Une lettre. Un mot. Une phrase. Mais j’essaye… J’écris et, à chaque fois, j’en viens toujours la même conclusion:

putain de voiture.

Pas vrai, petite sœur?

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Auteur :

Blogueur et écrivain à mes temps trouvés. Adepte de la pensée critique et passionné par le webmastering, l'apprentissage et la protection animale. Je préfère croire ceux qui cherchent la vérité et douter de ceux qui affirment l'avoir trouvée.

2 commentaires sur « Ad nauseam »

  1. bientôt 31 ans que je dis, à l’odeur d’un tabac rencontré au coin d’une rue, à l’écoute du concert de Keith Jarrett à Cologne, à la vue d’un vieux bistrot érodé par les conversations de minuit, ‘PUTAIN de ligne à haute tension’ ….! ça ne nous lâche pas, ça reste tapi à vie, et ça nous saute à la gorge, souvent quand on pense ‘cette fois, c’est bon…’
    c’est ainsi … y’a ceux qui sont passés par là et qui sont les seuls à pouvoir nous dire : ‘oui c’est dur, oui y’a des jours où rien n’est bleu, ni rose d’ailleurs … non, il ne suffit pas de se dire ‘tout va bien’ pour que ça marche …’
    aujourd’hui laissez-moi crever de cette douleur, de ce manque, que rien ne pourra jamais combler … et demain sera un autre jour.

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